Observer le Soleil avec le Vespera 2 : premier essai, filtre obligatoire

Voici la deuxième observation que j’ai réalisée avec mon Vespera 2. Encore impatiente après mon premier essai, j’ai profité d’un ciel parfaitement dégagé. Le Soleil brillait sans nuages et une idée m’est immédiatement venue : le télescope pouvait aussi l’observer… à condition d’utiliser son filtre solaire !

⚠️ Observation solaire : il ne faut jamais regarder directement le Soleil ni diriger vers lui un télescope, des jumelles ou un appareil photo sans filtre spécialement conçu pour l’instrument. Le filtre doit être intact et solidement installé à l’avant de l’optique avant toute orientation vers le Soleil.

Depuis l’application Singularity, j’ai sélectionné le mode d’observation solaire. Le Vespera s’est placé dans la position prévue pour l’installation du filtre. L’application m’a alors demandé de retirer le cache et de le remplacer par le filtre solaire propre au télescope, reconnaissable à la lettre « S ». Une fois le filtre correctement installé et détecté, j’ai pu orienter l’instrument vers le Soleil en suivant les indications affichées.

Me voilà donc avec ma première photographie du Soleil ! On y distingue même des taches solaires. Elles paraissent sombres parce qu’elles sont moins chaudes que la photosphère environnante, tout en restant extrêmement chaudes. Elles se forment dans des régions où les champs magnétiques sont particulièrement intenses : elles témoignent donc d’une forte activité magnétique, et non d’une activité moindre.

Disque du Soleil photographié avec le Vespera 2, montrant plusieurs taches solaires sombres

Je n’ai pas prolongé cette première observation. C’était avant tout un essai destiné à découvrir la procédure et à vérifier le fonctionnement du filtre. J’étais déjà très satisfaite de cette première image !

En mode solaire, le Vespera fournit une image en direct. Contrairement aux observations du ciel profond, il n’effectue pas d’empilement d’images. Je retenterai l’expérience lors d’une prochaine journée dégagée, toujours avec le filtre solaire adapté et en suivant les instructions du constructeur.

Les nuits suivantes étant nuageuses, j’en avais profité pour explorer davantage l’application.

À cette époque, j’espérais également observer la comète 12P/Pons-Brooks, surnommée la « comète du Diable », avant qu’elle ne s’éloigne de nouveau.

Vaonis — Mode solaire avec Vespera

NASA — Pourquoi les taches solaires sont sombres et magnétiquement actives

American Astronomical Society — Sécurité des filtres solaires pour les instruments


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